
Étienne Tshisekedi wa Mulumba
Avocat, ministre de l'Intérieur sous Mobutu, puis principal opposant historique du régime. Trois fois Premier Ministre. L'âme et la voix de l'UDPS pendant 35 ans.

L'histoire d'un parti né du courage, de la résistance et de la volonté inébranlable de libérer le Congo.
« L'UDPS n'est pas simplement un parti politique. C'est un symbole national de résistance, de sacrifice et d'espoir démocratique pour des millions de Congolais. »
Comment Étienne Tshisekedi et l'UDPS ont brisé le Parti-État de Mobutu. Le MPR, le Groupe des 13, la fondation de 1982, la répression, la Conférence Nationale Souveraine, et l'héritage démocratique.
Sous une dictature qui interdisait toute opposition, treize parlementaires ont osé faire l'impensable.
Au début des années 1980, la République du Zaïre vit sous le règne autoritaire du Maréchal Mobutu Sese Seko. Le pays connaît un parti unique — le MPR — et toute forme d'opposition politique est interdite, criminalisée, écrasée.
Dans ce climat de peur et de silence imposé, treize parlementaires du Conseil législatif national prennent une décision historique : adresser au Président une lettre ouverte de cinquante-deux pages dénonçant la mauvaise gouvernance, la corruption généralisée et la fin de l'État de droit.
Le 15 février 1982, ces hommes fondent officiellement l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social — le premier parti d'opposition du Zaïre depuis l'instauration du parti unique. Ce geste leur coûtera la prison, l'exil intérieur, la torture et des années d'humiliation.
« Mieux vaut mourir debout que vivre à genoux. »

Treize voix contre une dictature. Des avocats, des professeurs, des élus — devenus le symbole d'un peuple en quête de liberté.

Avocat, ministre de l'Intérieur sous Mobutu, puis principal opposant historique du régime. Trois fois Premier Ministre. L'âme et la voix de l'UDPS pendant 35 ans.
Premier Président de la Cour Suprême du Congo indépendant, professeur de droit et signataire fondateur. Penseur de l'État de droit congolais.
Co-fondateur et figure majeure de la résistance interne. Plusieurs fois emprisonné, jamais brisé. Premier Secrétaire Général historique du parti.
Pendant près de deux décennies, militer pour l'UDPS signifiait risquer la prison, l'exil ou la mort. Le régime n'a reculé devant rien pour étouffer la voix démocratique naissante.
« Ils peuvent emprisonner nos corps, mais ils n'emprisonneront jamais nos idées. »
Un moment de bascule historique. Le peuple congolais reprend la parole.
Sous la pression populaire et internationale, Mobutu cède : la Conférence Nationale Souveraine s'ouvre en août 1991. Plus de 2 800 délégués représentant toutes les forces vives de la nation se réunissent à Kinshasa pour redéfinir l'avenir politique du pays.
L'UDPS, par la voix d'Étienne Tshisekedi, devient l'un des principaux architectes du processus démocratique. La Conférence adopte un projet de constitution, met en place des institutions de transition et désigne le leader de l'UDPS comme Premier Ministre élu de la Transition.
Pour la première fois depuis l'indépendance, le Congo entrevoit la possibilité d'une véritable démocratie multipartite. La résistance prend chair dans les institutions.
Trois fois Premier Ministre. Trois fois écarté. Une démonstration de la capacité de la dictature à manipuler les institutions — et de l'intégrité du Sphinx face à la trahison.
Premier Ministre nommé par Mobutu sous pression internationale, écarté presque immédiatement après avoir refusé de prêter allégeance personnelle au Maréchal.
Désigné par la Conférence Nationale Souveraine. Mobutu refuse de coopérer ; institutions parallèles, blocage permanent.
Nommé in extremis par Mobutu à la veille de la chute du régime. Refus du compromis sans transition démocratique réelle.

De Kinshasa à Bruxelles, de Paris à Washington, de Johannesburg à Toronto — la diaspora UDPS porte la flamme de la démocratie congolaise.

En janvier 2019, pour la première fois dans l'histoire de la République Démocratique du Congo, le pouvoir change de main par les urnes. Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, fils du Sphinx, devient Président de la République.
Ce qui était un combat clandestin en 1982 est devenu, quarante ans plus tard, la matrice institutionnelle du Congo moderne. L'UDPS continue d'incarner la conscience démocratique du pays — mais surtout, l'héritage est désormais entre les mains de la nouvelle génération.
Dix galeries pour préserver, transmettre et faire vivre l'héritage démocratique de l'UDPS et du Sphinx de Limete.
Spectatrice… ou actrice de l'histoire. À vous de répondre.